Guide de Venise et du Carnaval de Venise + Venise secrète

Quitter Venise pour l'Italie

Venise, musées, Carnaval, hotels à Venise
Venise authentique | Venise insolite | Vaporetto | Parkings | Infos pratiques
Resto
| Que voir | Locations hôtels | Carnaval de Venise | Venice Card

ROME sur italie1.com - AUTRES REGIONS d'Italie avec italie1.com
Wiki Venise 1 - Partagez vos articles sur Venise1

  
 
hotel à Venise
HOTELS & APPARTEMENTS
RECOMMANDES A VENISE
Récit de voyage d'Anna : Venise en Mai
Accueil  Venise  Venise incontournable  
Récit de voyage d'Anna : Venise en Mai
Cliquez sur l'image pour revenir en arrière | Agrandir
Par
anna5
Samedi 19 mai

Train de Desenzano (lac de Garde) à Venise, parti à l'heure, arrivé à l'heure, soit vers 11h20 .
Les amis sont bien arrivés eux aussi, ils sont dans un vaporetto disent-ils au téléphone, direction San Marco.
Il fait beau, pas encore trop chaud, mais nous sommes loin d'être seuls! à Santa Maria Formosa, je décide de poser mari, fille et bagages pour aller chercher les compagnons d'aventure.
La place San Marco est noire de monde (plutôt bigarrée que noire d'ailleurs, le téléphone portable est tout de même une belle invention, car je peux leur signaler ma position et nous nous retrouverons sans encombre! en fait ils sont arrivés avec Alilaguna, mais comme c'est leur premier voyage à Venise, ils ont appelé leur bateau vaporetto, croyant que tout ce qui vogue à Venise s'appelle ou vaporetto ou gondole. Vous voulez rire (enfin, si on veut, c'est moyen!)
je vous ai déjà dit qu'on entendait parler plus Français qu'Italien...au hasard d'une promenade dans la semaine, sur un pont où nous regardions les gondoliers manoeuvrer avec adresse, nous avons entendu l'exclamation suivante:
"oh! regarde chérie! ils font même marche arrière avec leurs pirogues!"
On se tait, on fuit, on a un peu honte d'avoir entendu, mais ça enrichira notre folklore! Et on en rit encore

Déjeuner de panini et tramezzini sur la jolie place Santa Maria Formosa, au bar All'Orologio, c'est un peu cher, mais pas mauvais, et puis nous sommes chargés et nous avons rendez-vous à 14h avec Deianira à qui nous avons loué l'appartement.

A 14h à peine passées Deianira et son mari arrivent et en trois minutes nous sommes Salizzada San Lio, et surprise....c'est encore mieux que sur le blog!!!!!
Nous prenons les consignes, nous bavardons un bon moment, puis nous nous installons, comme des gamins qui découvrent un beau jouet!
L'appartement est vraiment très agréable, vaste, frais, bien équipé, les précédents occupants (des amis à qui j'avais donné l'adresse) ont laissé quelques provisions, nous pouvons souffler un peu avant "d'attaquer".

D'abord, aller à l'office de tourisme voir ce que la semaine propose d'"extraordinaire"

Evidement traverser le quartier jusqu'à Vallaresso nécessite de la patience, c'est samedi, il fait beau, les français font le pont de l'Ascension, c'est la cohue!

Dimanche 20 mai

Je me suis levée de bonne heure, pour partir en quête de pain, lait, café, enfin tout ce qu'il faut pour un peti-dejéneur! j'ai trouvé, ouvert à 7h30, un dimanche, une épicerie assez importante avec dépôt de pain, calle dei Fabbri, chez Mr Coluccio. Très peu de commerces ouvert le dimanche de bonne heure, même en saison touristique)
il fait beau, programme:

aller raccompagner nos enfants, Gallina et son mari à la gare et visiter la Ca d'Oro (dernier jour de visite gratuite)
Pour aller à la gare, depuis la Salizzada San Lio, c'est plutôt agréable ; on traverse tranquillement le pont de Rialto et tout le quartier du marché très calme le dimanche matin, on fait une petite halte à San Giacomo (di Rialto), on pense à "notre" Giacomo, celui des forums, comme la messe se prépare, on ne reste pas longtemps. On lève le nez vers les balcons chargés de fleurs, on lèche les vitrines sans état d'âme, tout est fermé ;) et on arrive doucement au Campo San Giacomo del'Orio, si accueillant avec ses bancs publics et sa pâtisserie Majer (un peu roboratifs les gâteaux )
Un petit bonjour en passant à la belle église de San Simeone Grande, (plus petite que San Simeone Piccolo) - celle devant laquelle les touristes pressés ne s'arrêtent pas- trop près de la gare! soit ils ont hâte de découvrir tout Venise et ils viennent juste de quitter la gare, donc, trop tôt pour faire une pause, soit ils sont pressés par l'heure du train, mais j'ai remarqué qu'on flâne peu dans ce petit coin là!
Au revoir aux enfants dans une gare survoltée !
Nous retrouvons nos amis "abandonnés" sur le banc public campo San Giacomo, flûte, c'est la messe,dimanche matin oblige, pas question d'étrenner le Chorus pass : nous reviendrons!
Alors filons attraper le traghetto à Santa Sofia, et visitons ce palais, bien calés par la tarte au citron de Majer.

On a beau la voir cette Cà d'Oro, on ne se lasse jamais de l'éblouissante dentelle blanche de cette éternelle "première communiante"! Je ne l'imagine pas couverte d'or, le blanc lui sied à ravir, elle a bien des rivales sur le grand canal, mais tant de richesse exprimée avec légèreté et raffinement....la cà Rezzonico, qui est sûrement un des plus beaux intérieurs de Venise, a un aspect extérieur gonflé d'orgueil, enfin, ce n'est que mon très humble avis.
A l'intérieur, on est de suite séduit par les pavements et les puits des cours.
Vous traversez les salles comme dans un rêve, pas de surcharge, ici et là Mantegna, Titien ou Tintoret vous offrent leur regard sur le Christ la Vierge et les Saints.
Reposez votre regard au grand balcon, le canal en bas fourmille, les façades tranquilles posent pour les centaines d'objectifs braqués sur elles, fermez les yeux un instant, vous êtes l'invité de Maria Taglioni, la fête est finie, le bruit feutré des pas derrière vous est celui d'un serviteur qui vous apporte un verre d'ombra....chuuuuuuuuuuut, on rêve ...
Boum! on retombe dans la cohue, aïe aïe aïe! dimanche 20 mai vers 14heures, pas facile de se frayer un chemin dans la strada Nova, pourtant, elle est large! grâce à mon GPS de papier (la carte IGN), nous parcourons paisiblement les ruelles jusqu'à notre home sweet home pour nous restaurer un peu.
Pour ce dimanche midi, on fait avec les moyens du bord, pâtes trouvées dans le buffet, pesto trouvé dans le frigo.
Pause! je dois consulter les archives, je ne sais plus ce que nous avons fait après, je ne l'ai pas noté sur mon petit carnet!!!!!!

Vers 17 heures (n'oublions pas que nous avons déjeuné à 14h30 ;) ) nous remettons nos sandales et vogue la gondole!

La place San Marco est un aimant qui semble nous attirer irrésistiblement! nos amis espèrent pouvoir entrer à la basilique sans faire la file trop longtemps (raté la veille)
encore raté, mieux vaut attendre le matin pensent-ils.
pas grave, GL leur montre le marégraphe, on évoque les hautes eaux, les grands travaux, tout en marchant nous racontons la chute du Campanile, sa "remontée", et nous n'envions pas ceux qui sont au moins les deux-centièmes à attendre leur tour pour y grimper.

Le Lion et Saint Théodore, imperturbables sur leurs colonnes dédaignent touristes et pigeons et veillent tranquilles...On raconte la légende de Saint Marc arrivé sous des morceaux de cochons, on raconte pourquoi Saint Théodore a l'honneur de dominer cette ville, et on avance doucement jusqu'à la Riva degli Schiavoni, on se promet de revenir voir le pont des Soupirs plus au calme....
Demi-tour jusquà Vallaresso, remontée de la calle du même nom, campo San Moisè, dieu que cette église est vilaine, trop chargée, je ne l'aime pas du tout....
Et une calle Larga 22 Marzo, comme on "se fait" une rue St Jean au Touquet ou une Alsace-Lorraine à Toulouse: boutique de luxe, boutique de luxe et encore boutique de luxe...mais le beau n'a jamais abîmé les yeux ;) allez, un peu de culturel, on étrenne le Chorus pass à Santa Maria del Giglio et son Rubens (qui ne m'a jamais émue :( tant pis). J'aime beaucoup en revanche sa gracieuse façade très décorée de sculptures, en particulier celles représentant les villes prises par la flotte vénitienne.

La promenade se poursuit avec une visite attentive de l'élégante église de Santo Stefano, on admire le plafond, les marbres, et bien sûr les nombreuses oeuvres d'art des "grands" de la peinture vénitienne.
Tous les bons guides vous diront que voir dans cette église, donc je ne les répète pas; poursuivons par une petite halte assis au bord du puits sur la place, admirons la façade de l'édifice et des riches maisons de ce vaste campo.
Par la calle S. Stefano nous rejoignons une autre grande place, celle de San Angelo et un coup d'oeil à l'oratoire de l'Annunciata avant de passer devant le palazzo Fortuny.
Nous ne manquons pas le détour par le Campo Manin, l'escalier du Bovolo (palais en travaux) puis par un petit dédale de ruelles nous arrivons dans le dos de la Fenice...juste un tour dans le hall, le temps d'admirer le lustre, car nous voulons absolument trouver de quoi dîner ce soir-là. J'espèrais trouver quelque magasin rue de la Frezzeria toute proche, mais "chou blanc", il nous reste à espérer que Luciano Coluccio (celui du matin) n'aura pas baissé le rideau (à dire vrai, j'ai un doute, je ne sais plus s'il est calle Fabbri ou de la Fiubera, mais je le retrouve, et il a tout ce qu'il nous faut pour un bon dîner, même du vin!)
Une petite halte à l'église San Zulian, pour laquelle j'ai une affection particulière, bien campée sur sa place qu'elle emplit harmonieusement, elle sera notre dernière visite pour cet fin d'après-midi.

Après-dîner, l'aimant fonctionne encore, nous repartons écouter les orchestres des grands cafés...nous ne sommes pas seuls, mais la cohue de l'après-midi n'est plus, la lune est là, la magie de Venise revient doucement après l'agitation des heures chaudes.

Lundi 21 mai

Comme on nous annonce de la pluie à partir du mercredi, nous voulons regrouper les excursions vers les îles avec un forfait vaporetto 48heures.
Nous quittons la Salizzada San Lio en direction des Fondamente Nuove, pour prendre la ligne Laguna Nord, dans le but de voir au moins trois îles dans la journée.
Le parcours est des plus agréables à cette heure, nous croisons de nombreux travailleurs qui se hâtent alors que nous allons le nez en l'air, à la recherche des détails architecturaux sur les maisons inondées de soleil.
Santa Maria Formosa, San Zanipolo et la merveilleuse façade de l'hôpital, puis la calle larga Giacinto Gallina, le Campiello Widman, une halte chez Rossi, un artisan en fer battu et fabricant de lanternes, (juste au fond de la petite rue qui débouche face au guichet des vaporetti - et nous embarquons à 9h tapantes pour Burano. Il fait si bon que même assis à l'arrière extérieur du vaporetto nous n'avons pas besoin de la petite laine prévue. (ça sert aussi aux dames pour les visites d'églises)
Burano a fait la lessive en ce lundi matin! ça claque au vent, le blanc du linge se détache sur les couleurs vives des maisons, ici on repeint la façade, là on installe les dentelles devant la porte de la boutique, un autre étale les cageots de fruits sur sa barque-magasin, on se hèle, on se presse....
Devant chaque maison, un petit sac poubelle attend sagement le ramassage, un balayeur tranquille nettoie la place, Burano attend de pied ferme les touristes. On entre dans un atelier de dentelle, chez Emilia, (petit musée familial - www.emiliaburano.it), une dame est à l'ouvrage, elle a encore du travail pour quelques années sur la nappe qu'elle a commencée il y a quelques années!
Visite de l'église, on regarde de près le clou qui s'enfonce dans le poignet du crucifié de Tiepolo, petit tour vers le fond de l'île, vers la Corte Comare, où nous avions remarqué une maison à vendre en mars 2005...elle nous avait tentés. Trop tard, elle est habitée, toute pimpante avec ses peintures toutes neuves.
Vers 11h30 nous attrapons un bateau pour aller à Murano, pas de chance, le temps de venir depuis le phare et l'église San Donato et Maria, celle dont le pavement est à ne pas manquer, a fermé sa porte!
Nous visitons l'autre église, celle de Saint Pierre, celle qui a de beaux lustres, à Murano, c'est la moindre des choses.
Déjeuner assez bon mais service absolument désagréable, à la limite de l'impolitesse, j'ai gardé précieusement la facture pour vous indiquer cet endroit à éviter, à moins de se faire traiter comme des chiens parce qu'on ne prend pas tous un menu complet: Ristorante Dalla Mora, fondamenta Manin, 75....passons

Après ce repas mémorable, nous allons visiter un superbe magasin de vente d'objets de verre, nous admirons, nous nous demandons si nous voyons bien le nombre des zéros sur les étiquettes :p comme déjà dit, le beau ne fait pas grand mal aux yeux :D.

On traînasse un peu mais la réouverture de "notre" église n'est qu'à quatre heures, le premier vaporetto en vue part pour San Michele, nous allons à San Michele. Jour de chance, l'église est ouverte (je ne l'avais jamais vue ouverte), la plaque à la mémoire de Silvio Pellico est toujours à sa place, les chaussons de danse sur la tombre de Diaghilev n'ont pas bougé...Le cimetière est en paix, enfin presque car les travaux d'agrandissement sont assez bruyants!

Pour terminer la journée, nous ferons le grand tour de Venise avec le vaporetto, de San Michele au piazzale Roma, puis, de là, un grand Canal jusqu'à San Marco!

Les boutiques sont ouvertes, à vos paniers, chez SUVE, juste en bas de chez nous,(à l'angle de San Lio et de la rue du Mondo Novo) on trouve TOUT ce qu'il faut pour préparer un bon dîner, à des prix plus que convenables. L'adresse doit être connue, nous ne sommes pas seuls, nous plantons les garçons à la caisse et nous remplissons les cabas (c'est pas bien de faire ça hein)

Ce soir-là, après dîner, nous remontons le Grand Canal en vaporetto, jusqu'à San Marcuola,retour à pied, on écoute un peu de musique de rue, et dodo bien mérité.

Mardi 22 mai
les îles de la lagune vénitienne (suite)

Ce qui est appréciable, c'est que nous sommes quatre qui apprécient le café de bonne heure!
Pas besoin de descendre les trois étages ce matin, nous avions tout prévu la veille au soir!
Bon petit-déjeuner, et cette fois en longeant l'hôpital sur la fondamenta de la Misericordia nous retournons prendre le bateau pour Murano, si l'église San Donato croyait nous échapper...
L'abside de cette église est d'un suprême raffinement, les colonnes de pierres blanches allègent l'allure du bâtiment, le jeu de couleurs des pierres taillées en triangles est remarquable, voilà pour l'extérieur, et à l'intérieur, seuls, nous prenons le temps nécessaire pour observer et apprécier les merveilleux motifs du pavement; bon, il faut aussi lever les yeux, la mosaïque de la Vierge et les fresques méritent nos regards.
En sortant, je papote un petit moment avec un vieux Monsieur assis sur le parvis, il me parle du mécénat d'une riche américaine qui a financé la resatauration du monument il y a une vingtaine d'années, il me parle du projet Mosè, des touristes et piapiapia et piapiapia ;)

Je VEUX être au Rédempteur avant midi, j'en ai marre de rater des visites d'églises parce qu'elles ferment à 12h pile et ceci jusqu'à 16h et que bien sûr on ne peut pas rester 4 heures à attendre devant une église.

Nous serons largement dans les temps et je l'ai MON Rédempteur! mais je n'aurai pas les Zitelle, l'autre église importante de la Giudecca.-à quelques minutes près-, par contre je découvre la casa dei Tre Oci, un extraordinaire palais à "trois yeux", juste avant d'arriver à l'église.
Nous déjeunons de panini et bruschette juste en face de l'église des Zitelle, au bord du canal de la Giudecca, à la terrasse du bar des Zitelle justement. La vue sur Venise est des plus belles, d'étranges bateaux vont et viennent, nous supposons que ce sont des entraînements pour la Vogalonga du dimanche 27.
Déjeuner tout simple, mais servi avec gentillesse et promptitude; les toilettes sont très propres, (excusez ce détail, mais ça compte) voilà donc un endroit qui n'est pas une adresse pour gastronomes mais pour touristes désireux de se poser une petite heure en grignotant pas mauvais :) avec Venise au balcon.

Après déjeuner nous longeons un peu le canal de la Giudecca avant d'aller à San Giorgio. (la petite île dans le prolongement de la Giudecca, celle qui de San Marco ressemble à une île-église)
Evidemment quand nous arrivons il faut attendre une demi-heure avant l'ouverture.
San Giorgio fait partie de mes chouchous avec ses deux Tintoret, elle a encore gagné dans mon hit-parade, je n'étais jamais montée à son campanile, c'est chose faite!
Alors je vais faire la midinette: j'ai vu la piscine du Cipriani, vous savez, le Palace où descendait un de nos présidents de la République.
Surtout j'ai vu les petites îles de la lagune sud, celles qui accueillaient (si l'on peut dire) les pauvres personnes atteintes de maladies mentales. J'ai une pensée émue pour MariaLuigia, héroïne d'un livre écrit par le mari d'une de mes amies, cette jeune fille, au début du Xxème siècle, avait été internée à San Clemente. (aujourd'hui les "hôpitaux" sont devenus hôtel de luxe)
Je reste là un bon moment, tranquille, ma carte à la main, c'est extra pour repérer les clochers et les îles....

On traverse le canal de la Giudecca (pas à la nage) et vous devez vous demander QUAND nous allons ENFIN manger une glace? (j'ai oublié de vous signaler celle du jour de notre arrivée, super bonne, salizzada san Lio)
Et voilà! Le canal traversé, nous arrivons chez Nico, là où il y a le store rayé bleu/blanc -juste après la visite des Gesuati, juste avant le squero San Trovaso.
Je vous laisse le temps de savourer ma glace.....

-Suite du mardi après-midi:
Parcours classique aprèsl'église des Gesuiati et le glacier Nico, prendre à droite, passer devant le Squero San Trovaso et son atelier de réparation de gondole et remarquer l'église de San Trovaso qui a l'originalité d'avoir deux façades identiques. C'est une belle église lumineuse et largement dotée d'oeuvres d'art. Nous la visitons discrètement car un baptême est en cours et même si on ne nous refoule pas, nous restons sagement assis à écouter les rites dans la belle langue. On baptisait une petite Luisa qui a été très sage! Quel plaisir de voir la vie vénitienne se dérouler sous nos yeux, là tout simplement...quel privilège de vivre ces instants. Nous sommes sortis juste après la famille et ils nous ont gentiment salués, conscients que nous avions partagé leur joie! J'ai beaucoup aimé ce moment.
Nous regagnons doucement le pont de l'Académie pour reprendre un nième vaporetto jusqu'au Rialto, histoire d'amortir les forfaits, et puis qui se lasse de ce spectacle?
Avant de regagner la maison, avec ma copine, nous cédons à l'envie d'un petit lèche-vitrine tandis que les garçons se chargent des courses alimentaires.

Ce soir-là, je n'ai pas le courage de redescendre, je reste à la fenêtre, la rue en bas est une vraie ruche, les rideaux des commerces sont fermés, mais le glacier (le bon), juste un peu à droite de nos fenêtres est encore ouvert, je vois défiler des gourmands qui tirent la langue
Le "cantante lirico" voisin répète inlassablement l'air qu'il poussera sur un opéra prochainement, Deianira nous avait prévenus, mais je ne trouve en rien gênant, c'est plus agréable que les hurlements des anglais ivres qui s'étripent verbalement à 3h de la nuit

Mercredi 23 mai

Et le soleil dont on nous avait annoncé les congés est encore là !
Les amis partent pour visiter le Palais des Doges, GL et moi partons explorer le sestière du Castello.
Nous descendons une fois de plus vers le grand canal, mais pour changer un peu nous obliquons vers un campo et son église peu connue (enfin de moi!) San Giovanni in Oleo, fermée, en travaux., petits ponts et petites calli nous mènent au campo Santi Filippo et Giacomo, puis le campo San Provolo, calle del Vin, riva degli Schiavoni, calle della Pieta et enfin San Giovani in Bragora pour commencer les visites du jour. Près des fonts baptismaux de cette dernière église, on peut lire l'acte de baptême du petit Antonio Vivaldi, c'est touchant :) Au fond de la place, direction nord pour trouver San Francesco della Vigna, passer devant San Antonino, , prendre la fondamenta dei Furlani, puis la calle des mêmes avant le Campo delle Gatte, salizzada San Francesco et nous arrivons sur le territoire des Franciscains. Un lycée déverse son flot d'adolescents rieurs et aussi élégants que les nôtres, quelques ecclésiastiques, serviette de cuir à la main se dirigent vers les bâtiments conventuels où l'on doit réfléchir au salut du monde ...
La Vierge marie est très représentée, Véronèse et Bellini et Tiepolo ont travaillé dans cet édifice. Negroponte, que je ne connaissais pas a laissé une Vierge à l'enfant, lui aussi, une Vierge Marie d'une grande douceur.
Deux cloîtres sont visitables, il y règne la douce paix des cloîtres franciscains...le gardien qui a envie de faire du zèle (je lui ai demandé de me faire la monnaie, comme il n'avait pas de pièces de 50 centimes, il m'a éclairé gentiment tous les tableaux), je disais donc que le gardien nous fait un petit signe, comme pour nous montrer quelque chose, il a un gros trousseau de clefs à la main...c'est le 3ème cloître, celui qui est réservé, celui où les frères cultivent salades et framboises ;) , nous n'y ferons que trois petits pas, il n'a pas le droit d'ouvrir :non: chuuuuuuuuuuuuuuuutttt, ne le répétez pas.
Nous quittons ce bel ensemble religieux en direction de Santa Giustinia, nous traversons un large canal qui débouche sur la lagune nord et remontons la calle delle Cappuccine, qui débouche au niveau de santa Maria del Pianto (fermée) Un atelier-école de rame est ouvert, on astique les bateaux pour la Vogalonga. Nous remarquons un supermarché Coop qui a l'air très récent, - ça peut servir-à quelques mètres de la Remiera.
Fondamente Nuove, San Lazzaro dei Mendicanti, un petit tour de curieux aux jardins de l'hôpital, un bateau se prépare à partir pour San Michele avec son funèbre chargement, les ambulanciers tapent le carton en attendant le cas urgent, Bartolomeo Colleoni cuit au soleil du campo de Zanipolo, Santa Maria Formosa sonne midi, et par hasard, au moment de nous enfiler dans notre rue du Mondo Nuovo nous retrouvons nos amis qui ont été éblouis par le Palais Ducal.
Queue à la boucherie bio, nous mangerons ce jour-là de succulentes escalopes milanaises.

-Mercredi après-midi:
Après-midi consacrée à la découverte d'une partie des églises de notre quartier et à l'amortissement du Chorus Pass:
Santa Maria Formosa, notre proche voisine, la somptueuse San Zanipolo, Santa Maria dei Miracoli, elle même miracle d'harmonie et de beauté, , le Campo Santa Maria Nova, San Canciano, San Giovani e Crisostomo et un petit tour des calle pour dénicher la casa del Milion, la maison de la famille Polo, derrière le théâtre Malibran, retour par le toujours très animé campo San Bartolomeo ou Goldoni sourit toujours, visite de San Lio, et nous terminons la journée chez SUVE pour les petites courses du soir!

Jeudi 24 mai
Un rayon de soleil me réveille, il est 6h! chic, je vais aller saluer la place San Marco avant la ruée.
Tout le monde dort, je tire la porte doucement, et la rue m'appartient! un petit bonjour aux balayeurs qui nettoient ponts et calle, dans la cour bien cachée d'un hôtel les "camerieri" préparent de jolies tables pour la colazione des touristes qui vont bientôt quitter les bras de Morphée. Sur le côté de la basilique, le lion de porphyre attend patiemment qu'on lui enlève des pattes cinq ou six bouteilles de bière vides, sur la place un groupe s'agite, au milieu une ravissante blonde en robe de mariée évolue gracieusement pour les beaux yeux d'un objectif, un quidam agite un chiffon pour que les pigeons volettent autour d'elle....la scène finira dans un catalogue de mode genre "les mariées de l'année". Le soleil rase la pointe de la douane, San Giorgio est déjà tout éclairée, les palais bombent le torse, les gondoles sont encore en pyjama sur la riva degli Schiavoni...Comme on peut lever le nez sans souci à cette heure, on remarque mieux les plaques accolées aux façades, entre autres, je remarque celle en l'honneur du physicien Doppler.
Quelques rares touristes, appareil à photo rivé à l'oeil errent en quête de l'image rare, le Pont des Soupirs n'a pas encore de soupirants et les églises ne sont pas encore ouvertes pour la prière matinale.
Un bateau "tire" les eaux usées par un gros tuyau qui traverse tout le quai, un autre livre une montagne de paquets d'eau minérale et je m'éloigne en direction de l'Arsenal, en quittant bientôt la rive du grand Canal.
Quelques rares passants, un ou deux chats qui rentrent après leurs ébats nocturnes, des Messieurs sanglés dans de beaux uniformes se dirigent d'un pas décidé vers l'Arsenal, eux aussi!
Les courettes sont ouvertes, les volets grincent, des gens endormis paraissent aux fenêtres... Je reviens doucement par le quartier des Greci, quelques gondoliers sont attablés à la terrasse d'un café de quartier, une femme balaie énergiquement devant sa porte, les premiers écoliers, sac au dos se hâtent vers l'école...comme san Marco est ouverte sur le "côté prière", j'entre, je m'installe tranquille et je lève le nez vers les mosaïques. Pas question de faire une visite complète, les gardiens veillent, mais quel beau moment...
Il doit être temps d'acheter le pain et de rentrer retrouver mes compagnons pour un petit-déjeuner bien mérité! et puis nous avons un programme chargé aujourd'hui: San Polo, les Frari et le quartier du Rialto.
7h 30, je rentre "à la maison", ça sent bon le café, mon mari dort encore, il n'a rien vu rien entendu
Pause café

Durant notre promenade à San Polo, j'ai décidé de prendre le temps de noter avec précision notre parcours, un parcours parmi d'autres, qui me plait bien:

A partir du pied du Rialto, traverser le Campo San Giacomo, ne pas oublier de vous retourner sur l'église, une des plus anciennes de Venise, un peu perdue au milieu de ce quartier agité : une pensée pour nos Giacomo, prendre la ruga San Giovanni, , tourner calle della Donzella, arrêtez-vous un instant au calme du Campiello del Sole, passez devant la gracieuse église de San Aponal, remarquer une plaque de bois commémorative sur le sottoportego della Madonna, au fond à droite de la place, puis prendre la calle del Perdon (minuscule campo au milieu) au n° 1324, une jolie vierge, passez le ponte Meloni, calle Magazen remarquez la jolie vitrine de Rizzardini, campiello Meloni, calle della Madonetta, Ponte della Madonetta et vous êtes déjà à San Polo.

Un de mes chouchous de Venise se trouve là, dans cette église :c'est la Via Crucis de Giandomenico Tiepolo, quel éclat aussi bien dans le mouvement des personnages que dans les couleurs et les expressions des personnages! je ne me lasse jamais d'aller l'observer ce chemin de croix, même s'il n'est pas répertorié au rang des oeuvres à ne manquer sous aucun prétexte.
Prenez le temps de jeter un oeil au Campo, les palais qui l'entourent ont une classe certaine.

Repartir par la salizzada San Polo, au n°2094, une jolie boutique de céramiques, (très jolis objets en période de Noël) une boutique qui est là depuis très longtemps, nous y avions déjà trouvé quelques petits cadeaux il y a au moins cinq ans...
Prenez le Ponte San Polo, jetez un oeil à droite sur le balcon au Ramo Moro Lin, remarquez aussi les médaillons au-dessus du 2740A en descendant le pont. Très beau porche de marbre au 2709 du Rio Terra dei Nomboli.
Prendre à droite à l'angle du café dei Nomboli, passez devant la calle Centani et levez les yeux sur le 2793 - retournez-vous pour admirer San Polo- remettez-vous en marche avant, et au 2794 vous découvrez la casa Goldoni, superbe maison du XV, enfin plus palais que maison, devenu institut d'études théatrales. Sur le ponte San Toma, retournez-vous encore une fois, sur le palais Goldoni, pivotez et regardez la façade à votre droite sur le campiello San Tomà, une jolie vierge (encore!).
Faites une pause assis au pied du beau puits du Campo San Tomà. Ayez la curiosité de faire trois pas jusqu'au campiello del Piovan, à droite de la façade de San Tomà (non indiqué sur carte IGN, troppetit sans doute).
Passez l'ex scuola dei Calegheri (bibliothèque municipale), sur le Ramo Calegheri, antiquaire sympa.
Eglise des Frari: torticolis assuré pour embrasser d'un seul coup d'oeil ce colosse de briques!
Tous les guides de Venise vous parleront mieux que moi de cette église, mais Umberto, le mari de Deianira, nos "propriétaires" vient nous rejoindre pour un café, et avant nous fait un petit cours d'histoire de l'art sur cette église et ses oeuvres d'art :D nous sommes très gâtés!
Caffè aux Frari, un petit café à l'ancienne, Umberto nous parle de sa ville au présent pas toujours facile, mais il a confiance dans l'avenir, avec des touristes plus responsables, enfin...il l'espère! on parle de nos langues respectives, la vie est douce à ceux qui aiment rencontrer les autres.

Déjeuner à la Rivetta, trattoria pizzeria tout près de là, c'est à éviter totalement, alors que j'y avais mangé un jour une excellente pizza- ce n'était ni bon ni copieux, mais cher pour ce que c'était - Notre ami Ambroise a vu arriver dans son assiette une escalope milanaise qui avait l'air d'une vieille semelle échappée d'une savate datant de Goldini

Après ce merveilleux repas, malgré tout nutritif, nous reprenons notre cheminement...allez, je vous guide:
Retraversez le campo San Polo et au fond vers le nord-ouest, prendre la calle Bernardo, palais et pont du même nom, puis la calle Scaleter, jolis chapeaux de modiste au 2235. Sur le Rio Terra Secondo, maison de Manuce (imprimeur) levez les yeux sur le palais en face, au fond du ramo Astori (si je me lis bien, il ne figure pas sur la carte IGN lui non plus) maison natale de Manin.
Passez le pont de la Parucheta, prenez la calle del Tintor, jetez un oeil à gauche sur la calle Ae Oche (aux oies!!!!) la pizzeria du même nom est renommée, nous ne la croyions pas si proche, nous avons manqué notre coup!!!Quelques pas encore et re-voilà le joli campo de San Giacomo del Orio, si accueillant avec ses bancs ombragés!

L'entrée de l'église se fait en face de la Ruga Vecchia, sur le petit côté de la place.
Après la visite de l'église, repartez à la découverte d'un quartier plein de charme, un quartier plus modeste que ceux traversés le matin, mais qui vous réserve de jolies surprises.
Prenez sur votre gauche, après être sortis de l'église et en revenant vers la place, mais presque de suite, le Ramo del Isola, traversez le campiello del Isola, remarquez les petits jardins, les petites maisons familiales, là, perdez vous un peu dans les multiples angles de ce quartier de l'Isola, même la carte IGN a fait une erreur, elle a oublié de signaler un canal au bout d'un ramo qui devait mener à San Zan Degola , pas grave, vous faites demi-tour, vous prenez au hasard un des rami de l'Isola et cette fois, revenus sur le campo de S Giacomo del Orio, vous prenez la calle Larga, ouf!!!une grosse rue! et après avoir tourné à gauche puis à droite puis à gauche puis à droite vous arrivez à San Zan Degola
Re- demi-tour, calle larga, ponte del Megio, calle del Tintor ponte del Tintor, salizzada San Stae, visite de San Stae, passer devant le palazzo Priuli Bon, traverser le Campo San Stae, ponte San Stae, fondamenta Pesaro, calle del Raveno Tizzio, calle Corner della Regina, campo San Casssiano, calle Cristi et calle Botteri. Débouchez sur le grand canal au niveau de la Riva del Olio, asseyez-vous sur les marches des quais: face à vous la Cà d'Oro....Reposez-vous, jouissez du spectacle....Calle et campo delle Beccarie, vous êtes de retour au Rialto, sans aucun doute...calle della Donzella à gauche, celle des Speziali tout droit, choisissez, vous êtes de toutes façons chez les marchands du temple
Je vous laisse lécher les étals, moi je m'offre un gobelet de fruits frais, et comme j'ai la bouche pleine, je me tais !
Service Media - Création de sites Internet Service Media
|
|
|
|

 

Haut de la page



_