Cour intérieure du Palais des Doges
DANS LA COUR INTERIEURE
La cour du Palais des Doges est fermée sur 4 côtés, dont l'un, au Nord, à
l'opposé de l'entrée, est constitué des murs de la basilique Saint
Marc.
Vous remarquerez les 2 puits au centre de la cour, à la margelle de bronze. Ils remontent au milieu du 16e siècle.
Si vous observez les 3 ailes du Palais des Doges, elles n'ont pas tout à
fait le même aspect. En effet, l'aile Sud et l'aile Ouest, sont les
ailes les plus anciennes, assez sobres et sévères.
En réalité, il faut imaginer les ailes anciennes, telles qu'elles
étaient autrefois, non pas laissant apparaître la pierre nue, mais
totalement recouvertes de peintures multicolores.
Des traces de feuilles d'or, des patines d'ocres et de vermillon
permettent d'imaginer en quoi consistait la décoration extérieure du
Palais, aux XIVe et XVe siècles. Une ornementation luxueuse, qui
répondait à la vocation du Palais, lieu de résidence du Doge pendant la
durée de son mandat.
L'aile Est, d'époque Renaissance est richement décorée.
L'ESCALIER DES GEANTS
Au bout de cette aile Renaissance, au fond de la cour, s'élève
l'escalier des géants, ainsi appelé en référence aux 2 statues
colossales de Mars (le dieu de la guerre) et Neptune (le dieu des mers),
sculptées par Sansovino en 1565. Ces 2 statues symbolisent la
domination de Venise sur terre ferme comme sur mer. Mars et Neptune sont
omniprésents dans la symbolique vénitienne.
Cet escalier était l'escalier d'honneur utilisé lors du couronnement des
doges vénitiens et des cérémonies publiques. L'escalier est conçu par
Antonio Rizzo.
L'ESCALIER D'OR
Il existe un autre escalier remarquable, l'escalier d'or ou plus
précisément, l'escalier des censeurs. Cet escalier est du à Sansovino.
Il fut achevé par Scarpagnino. Les armoiries des 2 doges contemporains
de cette construction, Andrea Gritti et Lorenzo Priuli, figurent en
bonne place sur l'arc.
Les stucs couvrent les murs et le plafond. Il est le début de la visite de l'intéreiur du Palais des Doges et mène au premier étage.



