Oeuvre de Antonio Contino, en 1600, il relie le Palais des Doges, où se rendait la justice ... aux nouvelles prisons. A l'intérieur, il est séparé en 2 couloirs distincts, l'un menant vers les salles du tribunal et l'autre vers l'Avogaria (c'est-à-dire vers les bureaux des juges d'instruction).
Ce ne sont donc pas des soupirs d'amour qui s'entendaient depuis ce pont.
Alors, pourquoi se nomme-t-il ainsi ?
C'est au 19e siècle qu'il reçoit ce surnom, vite interprété par les romantiques. Et si ce surnom lui est resté, c'est que nous sommes toujours restés des romantiques... A Venise, tout du moins.