Navires de croisière à Venise après Covid

Les navires de croisière traversent le bassin de Saint Marc, longeant le canal de la Giudecca pour accoster au port de Venise. Mais de très nombreux Vénitiens déploraient le danger, la pollution et les dégradations causées par le passage de ces monstres des mers. Voir nos pages sur le navires de croisières à Venise. et nos annexes En savoir + sur le sujet.
Dans la Venise d’après-Covid, qu’en sera-t-il ?

Navires de croisière à Venise après Covid

Navires de croisière à Venise après Covid

Il vient d’être décidé par l’état de détourner les navires vers le port de Marghera, donc dans la lagune, et cela provisoirement. Cela signifie que les navires de croisière ne passeront plus par le bassin de Saint Marc, devant le Palais des doges, ni ne traverseront le canal de la Giudecca.
Ils passeront donc par le sud du Lido, emprunteront le canal des pétroliers pour accoster à Marghera.

C’est une victoire de la raison… et du Comité NoGrandiNavi qui réclamait l’éviction des navires depuis longtemps.
Vous l’avez bien lu, les navires accosteront provisoirement à Marghera. Et l’état souhaiterait lancer un appel d’offre, disons plutôt un appel à idées, pour permettre aux navires de débarquer les passagers en dehors de la lagune. Ca serait encore mieux.
Alors tout va bien ?

Les navires de croisière, un mieux mais insuffisant

En été, si 10 navires accostent par jour, chargés de 2000 personnes, cela fait 20 000 visiteurs/jour.
Les navires de croisière accostant à Marghera posent quelques problèmes.

  • Le port de Marghera accueillera les passagers. Oui, juste à proximité de la zone industrielle, classée Seveso. 20 000 personnes/jour qui accostent à proximité d’une zone industrielle.
  • Les visiteurs ne viennent pas visiter Marghera. Il faudra donc les transporter vers Venise. Pour vous rendre compte du problème, un bus contient 80 passagers au maximum, un vaporetto 210. Soit 500 bus pour ou 95 vaporetti pour transporter ces arrivants. De plus, on imagine qu’il y aura plusieurs aller-retour par jour, évidemment.
  • La pollution de l’air reste quasi identique. Sachez qu’un navire de croisière à quai continue de faire tourner ses moteurs. Et Marghera se situe, grosso modo, à 2-3km de Venise.
  • Le port de Venise continuera d’être utilisé, en passant par le canal des pétroliers. On risque donc de voir davantage de navires de croisière dans la lagune.
  • L’un des problèmes à Venise est aussi de réduire la fréquentation touristique envahissante. On n’en prend pas le chemin.

En résumé

Autrement dit, dérouter les navires vers Marghera, c’est une mesure qui va dans le bon sens. C’est une amélioration. Mais elle reste insuffisante pour toujours les mêmes questions de danger, de pollution, de dégradation de la lagune. Le problème est essentiellement déplacé un peu plus loin.
Mais une autre question se pose : quand est prévu l’installation d’une infrastructure portuaire hors de la lagune ? Nul ne le sait. Que valent les promesses ?