Oeuvres au Musée Guggenheim

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es oeuvres au Musée Guggenheim sont celles de grands artistes tels que Geoges Braque, Alexander Calder, Salvador Dali, Max Ernst, Vassily Kandisky, Paul Klee, Pablo Picasso, et bien d’autres encore.  

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Oeuvres au Musée Guggenheim

Nous vous proposons une liste d’oeuvres présentes à l’intérieur du musée et les artistes sont classés par ordre alphabétique. 

1 – Georges Braque

Il est né le 13 mai 1882 à Argenteuil dans le Val-d’Oise et il est mort le 31 août 1963 à Paris. C’est un peintre, sculpteur et graveur français.

Braque commence donc par prendre des cours du soir à l’École supérieure d’art du Havre. En 1906, il peint dans le style impressionniste, puis en 1908, il passe au fauvisme. Ensuite, il rencontre Picasso et travaille avec lui dans le style du cubisme. La guerre va les séparer, en 1914. Georges Braque est mobilisé et affecté au 224e régiment d’Infanterie. Et en qualité de sergent, il est envoyé dans la Somme à Maricourt. Malheureusement, il est blessé lors d’un combat le 11 mai 1915 et du reste, il lui faudra deux années pour se remettre.

Après 1922

Quant à sa réputation, elle est reconnue à partir de 1922. Braque réalise des décors pour Serge Diaghilev, des sculptures et des vitraux, des dessins et même des bijoux. En 1959, deux années avant sa mort, une exposition a lieu au Musée du Louvre à Paris. Atteint d’un cancer, il meurt donc, en 1961. 

George Braque, oeuvres au Musée Guggenheim

Georges Braque, La Clarinette 1912

Tout d’abord, ce tableau est ovale, et donc, sans angles. La clarinette est représentée en diagonale, mais en haut à gauche on aperçoit aussi un manche de guitare. Cependant, ils sont tous les deux mis en valeur en contraste avec les couleurs sombres et l’épaisseur de la matière. Le mot VALSE est inscrit en diagonale opposée à la clarinette.

Braque a introduit du sable dans certaines zones de son pigment, cela accentue les subtilités de coloration. En conséquence, cela permet d’approfondir les variations des coups de pinceau.

Georges Braque, Le Compotier de Raisins 1926

La gamme de gris et de vert accentue la couleur claire dans le pichet et le compotier ainsi que la nappe. On peut imaginer un personnage avec comme tête le compotier et comme corps la nappe. De plus, il tient même les pommes dans le creux de son bras. Mais derriére le compotier n’y a-t-il pas un autre personnage qui semble lire? 

2 – Victor Brauner

Victor Brauner est né le 15 juin 1903 à Piatra Neamt, en Roumanie et il est mort le 12 mars 1966 à Paris. C’est un peintre français d’origine roumaine.
D’abord dadaïste, puis surréaliste. De 1919 à 1921, il fréquente donc l’École des beaux-arts de Bucarest. En octobre 1924, à la Galerie Mozart à Bucarest, il expose ses oeuvres composées dans le style expressionniste. Brauner participe à la création de la revue dadaïste 75 HP. En 1925, il part pour Paris et rencontre Giorgio de Chirico. Il retourne à Bucarest, en 1926. Ensuite en 1929, Brauner s’associe à la revue dadaïste et surréaliste UNU. L’année suivante, il s’installe à Paris, y rencontre Yves Tanguy, et les surréalistes. En 1934, il expose à la Galerie Pierre. Malgré l’introduction élogieuse d’André Breton, ce n’est pas un succès. Certainement dépité, il retourne en Roumanie et vivra à Bucarest.

Anecdote bagarre…

Après 1938, il revient à Paris et s’y installe, peint plusieurs oeuvres avec des figures humaines déformées avec notamment des yeux mutilés. Cela a surement un rapport avec l’incident survenu dans la nuit du 27 au 28 août 1938. Une bagarre entre les deux peintres, Óscar Domínguez et Esteban Francés dégénere, Victor Brauner recoit un verre sur le visage et il perd son oeil gauche.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se rend tout d’abord à Marseille. Il participe à la création du Jeu de Marseille, qui est une variante du jeu de 54 cartes.
Brauner peint à la cire de bougie en raison des restrictions et du manque de matériel. Ensuite, il se réfugie en Provence jusqu’en 1945.
A Paris, en 1947,  il participe à l’Exposition internationale du surréalisme à la Galerie Maeght.
Puis en 1954, Victor Brauner expose également à la Biennale de Venise.

Depuis la mort de Victor Brauner

Il meurt à Paris, le 12 mars 1966. Le Centre Georges-Pompidou à Paris, programme une rétrospective du 24 janvier au 6 mai 1966. L’année de sa mort en 1966, la France lui rend hommage. C’est la raison pour laquelle, la France nomme Victor Brauner comme son représentant à la Biennale de Venise.  Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris (3, allée Cordier). Sur sa tombe, on peut lire l’épitaphe suivante extraite de ses carnets : Pour moi, peindre c’est la vie, la vraie vie, MA VIE…
De septembre 2020 à janvier 2021, le Musée d’art moderne de Paris lui a consacré une exposition intitulée Victor Brauner, je suis le rêve…je suis l’inspiration.
Un livre de Sophie Krebs est édité par Paris Musée. Référence : 9782759604777

Victor Brauner, oeuvres au Musée Guggenheim

 Sans titre 1941

Autre  Sans titre 1945 

Victor Brauner, Le Surréaliste 1947  

Brauner utilise en premier lieu, les arcanes du tarot, il choisit la carte du bateleur pour son autoportrait. Appelé aussi jongleur et même le magicien, c’est la première carte du Tarot de Marseille. Le personnage représente en réalité un jeune initié à la magie. Il tient dans sa main gauche la baguette de commandement et il montre de sa main droite des instruments, qui sont :

  • un couteau, symbole de l’Air et du courage (épée),
  • et un dé qui symbolise de la Terre, de la stabilité et du pouvoir de la volonté,
  • mais aussi un verre ou une tasse, symbole de l’Eau et de la sagesse.

Ses vêtements sont de couleur rouge qui représente l’activité, la jeunesse, l’énergie, la passion. Son chapeau a une forme particulière, on peut y voir un 8 horizontal qui est le symbole de l’infini.

Sur le haut de son chapeau, il y a un signe qui témoigne de la recherche de la perfection.

Victor Brauner, Téléventré 1948

Au centre du tableau, une créature fantastique (marron avec la tête verte) tient dans ses bras un serpent à deux têtes (vert) qui dévore deux personnages masculins. Par contre, autour de la tête de la créature centrale, un oiseau. 

Victor Brauner, Conscience de choc, avril 1951

Dans ce tableau, le bateau représente la conscience, la scène témoigne d’un conflit. On remarque, tracée de profil, une grande tête androgyne. Elle rejoint la proue surélevée d’un bateau à laquelle deux mamelles sont ajoutées. Au bout des bras croisés, deux mains puissantes sont gantées et une troisième, quant à elle, ne l’est pas. Par contre, à la poupe, le corps se termine par une tête d’oiseau. 

Victor Brauner, Sans titre 1954

Cette oeuvre est réalisée à la peinture à l’encaustique. Aussi nommée peinture à la cire. C’est une technique de peinture. Elle consisite à mélanger les couleurs à de la cire fondue. La pâte ainsi obtenue est utilisée à chaud. On trouve des traces de cette méthode dans l’Antiquité, notamment sur les sarcophages. 

3 – Alberto Burri

Alberto Burri est un artiste peintre, plasticien et sculpteur italien. Il est né le 12 mars 1915 à Città di Castello en Italie et il est mort le 13 février 1995 à Nice. Ces oeuvres appartiennent au  matiérisme , mouvement qui explore plusieurs procédés de traitement de la surface de la toile.

1940-1950

En 1940, Burri obtient son diplôme en médecine. Durant la Seconde Guerre mondiale, mais surtout pendant sa captivité, il peint. Malheureusement, en 1944, il est détenu dans un camp d’internement pour prisonniers de guerre, à Hereford (Texas). C’est à ce moment qu’il commence à peindre sur des sacs en jute, il utilise par la force des choses le matériel dont il dispose. En 1946, il est libéré et il part vivre à Rome. Il organise sa première exposition personnelle. Ses oeuvres sont exposées à Paris, en 1950. A cette époque il réalise ses Catrami (goudrons) et Neri (noirs).

Après 1950

Ensuite, en 1950-1953, il réalise les Muffe (moisissures), puis en 1950-1955, des Gobbi (bossus). Alberto Burri participe aussi à la XXVIe biennale de Venise et il expose au musée Solomon R. Guggenheim de New York, mais aussi Chicago et Rome, etc. Il crée ses premières Combustioni de plastique brûlé, en 1954-55. Elles nous plongent dans le thème de la blessure, physique ou morale.
A partir de 1956, il adapte donc le principe combustion sur des morceaux de bois (Legni, 1957), de plastique (Plastiche, 1957), de tôles industrielles rouillées qui sont chauffées et brûlées à une forte température (Ferri, 1958).
En 1960, Burri assiste à sa première rétrospective, lors de la Biennale de Venise, de 1952 à 1995, il y sera invité 7 fois.

Alberto Burri, oeuvres au Musée Guggenheim

Alberto Burri, Blanc B ou Bianco B

4 – Alexander Calder

Alexandre Calder est un peintre mais aussi sculpteur américain. Sa première exposition se déroule à la Artist’s Gallery de New York, en 1926. Plus tard, lors de cette même année, il se rend à Paris et fréquente l’Académie de la Grande Chaumière. Il présente ses animaux en fil de fer et ses portraits caricaturaux à New York en 1928. La même année, il rencontre Joan Miró, qui devient son ami. Par la suite, Calder partage son temps entre la France et les États-Unis. En 1929, la Galerie Billiet lui offre sa toute première exposition personnelle à Paris. Il rencontre Frederick Kiesler, Fernand Léger et Piet Mondrian. Calder commence à experimenter la sculpture abstraite et, en 1931 et 1932, introduit des pièces mobiles dans ses œuvres.

Après 1943

Le Museum of Modern Art de New York lui consacre déjà une rétrospective, en 1943. Au cours des années 1950, Calder voyagea beaucoup et exécute des Towers (mobiles muraux) et des Gongs (mobiles sonores). Il remporte le Grand Prix de Sculpture à la Biennale de Venise de 1952. Ensuite, il expérimente la gouache. Le musée Solomon R. Guggenheim de New York présente aussi, une rétrospective Calder, en 1964-1965. Il commence les Totems en 1966 et les Animobiles en 1971. Calder est décédé le 11 novembre 1976 à New York.

Alexandre Calder, oeuvres au Musée Guggenheim

Mobile 1934

Boucles d’oreilles pour Peggy Guggenheim 1938

Arc de pétales 1941

Alexandre Calder, Tête de lit argentée 1946

Disque rouge, points blancs sur noir 1960

Lune jaune 1966

Alexandre Calder, La Vache 1970

Voir notre page qui parle de cette oeuvre, Extérieur du Musée Guggenheim

Alexandre Calder, Le grand passage  1974

Les peintures d’Alexander Calder sont moins connues que ses sculptures. Le soleil et la lune sont des motifs caractéristiques de ses mobiles. On doit surement le titre à large bande rouge qui passage à travers la rivière noire. Le Grand passage est aussi le titre français d’un célèbre film de King Vidor, Northwest Passage (1940).

5 – Giorgio de Chirico

Giorgio De Chirico est né le 10 juillet 1888 à Vólos en Thessalie (Grèce), et il est mort le 20 novembre 1978 à Rome. A partir de 1900, il étudie à l’Institut polytechnique d’Athènes et suit des cours du soir de dessin figuratif. Il a beaucoup voyagé et exposé dans de nombreux pays.  

Giorgio de Chirico est l’un des fondateurs du mouvement de la peinture métaphysique.
Trois périodes transparaissent dans les oeuvres de Chirico :

  • 1910, période métaphysique,
  • entre 1920-1930, période romantico-baroque,
  • après 1940, retour au style néo-métaphysique.

Giorgio de Chirico, oeuvres au Musée Guggenheim

Chirico, La Tour Rouge 1913

Au milieu, la tour ronde et rouge est en relief. Une sculpture avec un cavalier noir qui tranche avec le socle blanc se trouve à droite. A gauche, de hautes arcades, dans l’ombre. Par contre, on ne trouve aucune présence humaine ou animale, ce décor semble abandonné. Mais, on remarque sur la droite, un monument équestre en partie caché, qui semble être la statue du roi Carlo Alberto à Turin.

Giorgio de Chirico, La Nostalgie du Poète 1914

Ainsi, ce tableau fait référence au poète Guillaume Apollinaire. Il est rempli de symboles. Au premier plan, on voit donc, Appolinaire figé avec des lunettes noires qui contrastent avec la pâleur de son visage. Sur la droite, de dos, un mannequin vêtu de noir. Là aussi, la couleur noire du corps contraste avec le visage. Ensuite en haut du tableau, on trouve un poisson prêt à dévorer le symbole présent juste en dessous. Rien n’est en mouvement et par la force des choses, tous les éléments sont donc statiques.

Giorgio de Chirico, Le Doux Après-Midi 1916

Dans le bas à droite du tableau, des biscuits et un sucre d’orge sont en relief. Derriére le plâteau, on trouve une terrasse en plein soleil. Tous les éléments du tableau sont immobiles, et donc pas de mouvement et pas de personnage humain. 

6 – Tony Cragg

Anthony Cragg est né le 9 avril 1949 à Liverpool. De 1969 à 1977, il étudie dans plusieurs écoles d’art. Ensuite en 1977, il vit et enseigne à Düsseldorf, en Allemagne. Il présente ses premières expositions personnelles à Londres, Berlin et Hambourg, en 1950.
Cragg introduit de nouveaux matériaux et techniques dans ses sculptures. Ses premières sculptures sont en plastique ou réalisées avec des objets et matériaux trouvés.
Dans les années 1980, Il crée des sculptures en bois et des équipements de laboratoire en grande taille. Il a représenté l’Angleterre à la Biennale de Venise en 1988, etc. De nos jours, Tony Cragg vit et travaille à Wuppertal, en Allemagne.

Tony Cragg, oeuvres au Musée Guggenheim

Bouteilles sur une étagère 1981

Tony Cragg, Silicate 1988

Silicate représente une accumulation de flacons en verre, l’artiste a sablé les récipients pour amplifier la prise du temps sur ces objets.

 

7 – Salvador Dali

Salvador Dali est né le 11 mai 1904 à Figueras, et il est mort le 23 janvier 1989 dans la même ville. C’est un peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain espagnol. Il est considéré comme l’un des principaux représentants du surréalisme.
Un fait va marquer l’esprit de Dali enfant, mais aussi et surement celui de Dali adulte. Ses parents vont l’emmener au cimetière se recueillir sur la tombe de son frère décédé à l’âge de deux ans. Ils vont dire à Dali (5 ans) qu’il est la réincarnation de son frère. Je naquis double. Mon frère, premier essai de moi-même, génie extrême et donc non viable, avait tout de même vécu sept ans avant que les circuits accélérés de son cerveau ne prennent feu sont les paroles prononcées par Dali.

1916-1949

En 1916, il découvre la peinture contemporaine. Dès lors, son père lui fait prendre des cours de peinture à l’école municipale de gravure. Son père expose ses dessins au crayon dans la maison familiale tout juste un an après ses premiers cours. A 14 ans, en 1919, plusieurs de ses toiles sont exposées à Figueras mais aussi à Barcelone où il recevra le prix du Recteur.
Influencé par l’impressionnisme, Dali quitte Figueras pour étudier à l’Académie royale des beaux-arts de San Fernando et ensuite à Paris, il intègre le groupe des surréalistes.
Pendant plusieurs années, il vit en exil en Europe, puis quitte la France pour New York.

1949-1989

Son retour en Catalogne, en 1949, sonne finalement le changement. Lorsque Salvador Dali se tourne vers le catholicisme, on ressent ce phénomène dans sa peinture. Dali nomme de ce fait, cette période mysticisme corpusculaire.
Le rêve, la sexualité, le comestible, sa femme Gala et la religion, sont des thémes favoris pour Dali affectionne quelques thèmes tels que le rêve, la religion et la sexualité. Sa femme Gala, est souvent représentée dans ses oeuvres.  
Beaucoup le disent mégalomane, certains le traite de génie et d’autres ne supporte pas son comportement. Deux musées à son nom sont créés de son vivant, Le Salvador Dali Museum et le théâtre-musée Dali. Pour le second, l’artiste s’est investit dans sa réalisation.

Salvador Dali, oeuvres au Musée Guggenheim

Salvador Dali, Femme dormant dans un paysage 1931

Le paysage de ce tableau est désertique, une femme nue y est étendue et son bras droit est attaché à une branche sèche d’arbre. Au niveau du côté droit du visage de cette femme, des coquillages se trouvent dans la cavité de son crâne.  
Si vous regardez bien le tableau, à la limite du sable et du ciel, on remarque un rocher qui cache un personnage blanc. Pourquoi se cache-t-il donc pour observer cette femme prisonnière ?  L’artiste joue avec le contraste du ciel et du sable pour accentuer l’irréalité de la scène, le spectateur ressent le côté angoissant de la situation.
Ce tableau est ainsi signé et daté en bas à droite : à Gala, Salvador Dali, 1931.

Salvador Dali, Naissance des désirs liquides 1931-1932

Pour Dali, la légende de Guillaume Tell représente l’agression paternelle. On retrouve ce sujet dans plusieurs de ses oeuvres notamment parce que son père refuse la liaison du peintre avec Gala.
Dans Naissance des désirs liquides, on peut voir un personnage hermaphrodite au centre. Dali remplace la pomme par une miche de pain qui est démesurément grande.
La structure qui remplit plus de la moitié du tableau suggère à la fois un violon, des cavités rocheuses dans un bloc.
Le personnage central est à la fois ambigu, car il témoigne de la protestation et en même temps du désir et de l’excitation pour cette femme, Gala. A noter qu’à la place de la tête, on trouve un bouquet de fleurs. Une ombre flotte sur la scène, il semble que le peintre a voulu représenter la menace de son père.

8 – Jean Dubuffet

Jean Dubuffet est né le 31 juillet 1901 au Havre et il est mort le 12 mai 1985 à Paris. C’est un peintre, sculpteur et plasticien français. Il est le premier représentant de l’art brut dont il a ouvert le chemin. C’est lui-même qui a défini son mouvement art brut, produit par des personnes sans culture artistique. Bien évidemment, en opposition avec l’art classique… des intellectuels. En 1949, il rédige un traité L’Art brut préféré aux arts culturels et en 1968, un essai. Il est l’artiste français le plus contesté et le plus admiré de l’après-guerre.
L’oeuvre de Jean Dubuffet est un ensemble de peintures, d’assemblages, de sculptures et de monuments ainsi que des architectures. Des rétrospectives se sont déroulées, notamment au palais Grassi de Venise, mais aussi au musée Solomon R. Guggenheim en novembre 1986.

Jean Dubuffet,oeuvres au Musée Guggenheim

Portrait du Soldat Lucien Geominne 1950

Jean Dubuffet, Brune au visage charnu, août 1951

Il crée des surfaces épaisses et rugueuses à partir de différents matériaux, ce qui donne des productions disgracieuses, grossières, souvent grotesques. Dubuffet utilise de la chaux à base d’huile qu’il applique avec une spatule. Ensuite, il laisse sécher partiellement et puis dans certaines zones, il fait des rayures. Puis il coupe, enlève de l’épaisseur, et enfin, il frotte avant de faire de nouveau une application de chaux. Jean Dubuffet obtient donc une surface très épaisse qui donne l’impression que les contours et les formes sont en relief.

Jean Dubuffet, La Vache 1954

La vache a été présentée lors de la rétrospective Dubuffet au Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, en 2001. Elle était présente à la fondation Maeght du 6 juillet au 6 octobre 1985, Dubuffet avait, pendant 3 ans, préparé cette rétrospective. En 1954, Dubuffet est à la campagne près de Clermont-Ferrand et il va peindre toute une série de vaches soit sur le vif, soit de mémoire. 

Le Fauteuil II 1966

Escalier VII 1967

Logogriphe des Lames 1969

Mémoire XXIII 1979

9 – Max Ernst

Max Ernst est né le 2 avril 1891 à Brühl, en Allemagne et il est mort le 1er avril 1976 à Paris. C’est un peintre et sculpteur allemand, naturalisé américain en 1948, puis français en 1958. Il appartient surtout au mouvement surréaliste et dadaïste

Ernst abandonne ses études de philosophie pour se consacrer à la peinture. Après sa rencontre avec Paul Klee, en 1919, il crée ses premières peintures, collages etc. En 1920, il publie la revue La Chamade Dilettantes, unissez-vous! avec notamment André Breton, Paul Eluard et Louis Aragon. Ernst expose à Cologne, à Paris, ensuite il s’installe à Montparnasse chez Eluard. Ainsi, il illustre les poèmes de Paul Eluard.

De 1925 à 1939

En 1925, il s’essaye au frottage, c’est à dire qu’il laisse la mine de son crayon de papier courir sur une feuille et il fait apparaître des figures. Cette technique ressemble à l’écriture automatique utilisée par les écrivains surréalistes. Il publie donc Histoire naturelle qui regroupe 34 frottages, en 1926. Ernst travaille en collaboration avec d’autre artistes notamment Jean Miro pour les décors de Serge Diaghilev. Mais aussi,  Salvador Dalí et Luis Buñuel pour le cinéma. Il publie aussi des romans avec des collages et ensuite s’essaye à la sculpture.
Peggy Guggenheim achète une grande quantité de ses oeuvres pour les exposer à Londres.

Entre 1939-1963

En 1939, Max Ernst est arrêté et interné dans différents camps d’internement. Il réussit à quitter la France avec Peggy Guggenheim. Deux ans plus tard, il s’exile aux Etats Unis avec Peggy Guggenheim et se marient en 1942. Ernst retourne à Paris en 1954. Marx Ernst reçoit de nombreux prix.

1963-1976

Pendant cette pèriode, il crée les décors d’un théâtre et d’une fontaine, à Amboise puis un jeu d’échecs en verre sur un échiquier de 5 mètres de côté, à Murano. En 1970, il publie un recueil des tous ces écrits Écritures. Puis en 1975, Max Ernst expose au Musée Solomon R. Guggenheim à New York puis publie un catalogue complet de ses oeuvres.
Il décède le 1er avril 1976 à Paris, sa tombe se trouve au cimetière du Père-Lachaise à Paris (columbarium, case 2102).

Max Ernst, oeuvres au Musée Guggenheim

Ernst Petite machine construite par Minimax Dadamax en personne 1919-1920

Elle est la plus célébre de sa série de diagrammes d’instruments scientifiques. Dans ce tableau, à gauche, l’artiste a noté une inscription : petite machine construite par Minimax Dadamax en personne pour la pollinisation intrépide des femelles drageons au début du changement de vie et pour d’autres fonctions intrépides.

 Le baiser 1927

La forêt 1927-1928

Max Ernst, La Mer, le soleil le tremblement de terre 1931

Cette oeuvre appartient à la série de paysages. Pour obtenir les couleurs jaune, vert et rouge, Ernst utilise le grattage. Ce processus consiste à racler la surface pour révéler les motifs et les couleurs qui se trouvent en dessous. Max Ernst est le précurseur de cette mèthode.
Le soleil est à la limite du blanc et le ciel très clair se situent dans 1/3 du tableau. Ces couleurs contrastes avec les autres qui remplissent les 3/4 restant.

Le facteur Cheval 1932

Couple zoomorphe 1933

Max Ernst, Jardin gobe avion 1935

Ernst réalise une série qu’il intitule Jardin gobe-avion. Dans celui-ci, on trouve donc des plantes seules et elle semblent s’accrocher à des planeurs.
Cette oeuvre semble refléter le contexte politique lié au fascisme.
Des jardins voraces, dévorés à leur tour par une végétation qui surgit des débris d’avions piégés sont les mots d’Ernst pour expliquer les oeuvres de cette série.

Ernst, La toilette de la mariée, 1940

La toilette de la mariée est représentatif du surréalisme de l’artiste. Les couleurs sont très criardes, les formes des animaux sont, quant à eux, monstreux. Mais il faut aussi noter que le fer de lance représente le symbole phallique. La scène centrale se reflète dans le miroir en haut à gauche. Max Ernst utilise une technique nommée décalcomanie. C’est à dire qu’il dilue la peinture puis la presse de façon inégale. Dans ce tableau, l’homme-oiseau à gauche est une représentation de l’artiste, il semblerait que la mariée, quant à elle, représente la jeune artiste surréaliste anglaise Leonora Carrington.

L’antipape Californie 1941

Autre oeuvre L’antipape 1941-1942

Jeune femme en forme de fleur 1944

Dans les rues d’Athènes 1960

10 – Leonor Fini

Leonor Fini est né le 30 août 1907 à Buenos Aires, en Argentine et elle est morte le 18 janvier 1996 à Paris. C’est une peintre, scénographe, costumière, écrivaine, illustratrice et dessinatrice italienne, etc. En 1909, à la séparation de ses parents, sa mère italienne l’emméne vivre à Trieste. Autodidacte, elle commence à peindre très tôt et à dix-sept ans, elle voyage dans toute l’Europe.

1933

En 1933, Fini décide de vivre à Paris, elle y rencontre les surréalistes, dont Max Ernst, Paul Eluard et Victor Brauner. Au contact de ce mouvement artistique, elle s’initie à l’automatisme. Cette méthode consiste à ignorer le contrôle conscient et à favoriser le subconscient dans l’élaboration d’un tableau. Dans les oeuvres de Leonor Fini, on trouve des créatures, des environnements et des lieux sinistres mais aussi des objets détenant un fort symbolisme psychanalytique.

Après 1936

En 1936, première exposition collective aux Burlington Galleries de Londres et au Museum of Modern Art de New York… Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle peint des portraits à Monte-Carlo. Ensuite, Leonor Fini se lance dans la confection et de 1945 à 1969, elle conçoit des costumes pour le théâtre, l’opéra, etc.  A l’intérieur de ses tableaux, on peut voir des chats, tout simplement parce qu’elle vivait avec plusieurs chats. Elle vivra en France jusqu’à sa mort en 1996.

Leonor Fini, oeuvres au Musée Guggenheim

Leonor Fini, La bergère des Sphinx 1941

Un thème prédomine dans les oeuvres de Fini, c’est la relation complexe entre les sexes, et notamment la femme dominante et le mâle passif et androgyne. Dans la plupart de ses oeuvres, on remarque que la femme a la forme d’un sphinx et le visage de l’artiste.
Pour Leonor Fini, le Sphinx représente la femme, la mère. La bergère est au milieu de 8 sphinx mi-femmes, mi-lions. Son regard est perdu, ailleurs. Elle est nue, et porte donc, des chaussettes couleur chair et une sorte de ceinture de chasteté…Les sphinx sont chevelus, mi-femme, mi-animal. 

11 – Vasily Kandinsky

Vassily ou Vasily Kandinsky est né le 4 décembre 1866 à Moscou. C’est un peintre russe, naturalisé allemand puis français. Il a fait des études de droit et d’économie politique et a obtenu son diplôme en 1912. Ensuite, il se lance dans la peinture. Dès 1901, Kandinsky peint et enseigne. En 1911, Vassily Kandinsky publie le premier manifeste de l’art abstrait. Il part en Allemagne en 1921, et en 1928 il obtient la nationalité allemande. Kandinsky se rend en France pour fuir la guerre, en 1933 et sera naturalisé français. Il s’installe à Neuilly-sur-Seine et y meurt le 13 décembre 1944.

Vasily Kandinsky, oeuvres au Musée Guggenheim

Vasily Kandinsky, Paysage avec des Taches Rouges N°2 1913

Au centre du tableau, on peut apercevoir une église avec un clocher démesuré qui sort du cadre. Les pointes de couleur marron et rouge  représentent les Alpes bavaroises.

Vasily Kandinsky, Croix Blanche 1922 Huile sur Toile 1922

Ce tableau est intitulé Croix Blanche et pourtant ce n’est pas elle que l’on remarque en premier, il faut bien observer pour la trouver, en haut à droite. La croix blanche du tableau est de style gréco-orthodoxe. Des formes géométriques de toutes tailles, formes et couleurs sont présentes sur cette toile. Par contre d’autres formes sont représentatives de la réalité comme les maquereaux, des symboles sont tous peints à la verticale. En regardant ce tableau, on meurt d’envie de le tourner afin de retrouver l’horizontalité et la verticalité et se retrouver face à l’oeuvre droite devant les yeux.

Vasily Kandinsky, Vers le Haut 1929

Vers le Haut 1929, est construit de manière verticale et horizontale. Il utilise des formes plates. Une couleur n’est présente que dans une seule forme. La couleur noire encadre une forme, elle souligne et intensifie chaque couleur et chaque forme. En résumé, dans cette oeuvre, on constate que l’artiste, Vasily Kandinsky, a choisi une couleur pour une forme.

12 – Paul Klee

Paul Klee est un peintre né le 18 décembre 1879 à Münchenbuchsee en Suisse et il est mort le 29 juin 1940 à Locarno en Suisse.
En 1917, il connaît ses premiers grands succès. Dès 1920, il enseigne au Bauhaus de Weimar et de 1931 à 1933, il est professeur à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf. Il est obligé de s’exiler en Suisse à partir de 1934, il ne va obtenir sa naturalisation qu’après sa mort en 1940.
L’architecte Renzo Piano a réalisé le Centre Paul-Klee à Berne. Depuis 2005, on y trouve un grand nombre de ses peintures, dessins mais aussi marionnettes.

Paul Klee, oeuvres au Musée Guggenheim

Paul Klee, Portrait de Frau P. dans le Sud 1924

Ce portrait est plutôt la caricature d’une dame du Nord. Son chapeau est bizarre et il ne semble pas la protèger du soleil méditerranéen. La couleur vive et chaude qui s’épaissit et s’amincit de manière atmosphérique sur la surface de la page est incisée de contours graphiques simplifiés. Comme dans beaucoup d’oeuvres de Klee, on peut voir un cœur sur la poitrine de Frau P.

Paul Klee, Jardin magique 1926

Dans cette oeuvre comme dans plusieurs autres, Klee entraine le spectateur dans un lieu imaginaire teinté de ruines.
Le voyage imaginaire de Klee propose donc un voyage dans le temps mais aussi dans l’espace.

13 – Fernand Léger

Fernand Léger est né le 4 février 1881, à Argentan, dans l’Orne et il est mort le 17 août 1955 à Gif-sur-Yvette dans l’Essonne. C’est un peintre français, céramiste, décorateur, dessinateur et illustrateur …Il commence des études d’architecture sans terminer cette formation, car il découvre Paris en 1900 et commence la peinture en 1905.

Peintres et écrivains

En 1907, il est impressionné par les tableaux de Braque et Picasso qui sont les initiateurs du mouvement cubiste. Ensuite en 1908, il travaille aux côtés de Modigliani et Laurens. Il se lie aussi d’amitié avec Blaise Cendrars, Max Jacob et Guillaume Appolinaire entre autres…

Le cubisme

1910 ouvre sa période cubiste. Ce mouvement est né au début du XXe siècle à Paris. Le père fondateur du cubisme n’est il pas Picasso ? Le cubisme influence différents domaines comme la peinture et la sculpture, mais également l’architecture, la littérature et la musique. Des objets, des formes géométriques sont réassemblés en une composition. Il est dans la plupart des cas possible d’apercevoir des lignes qui sont brisées. Ce qui a pour conséquence que la perspective est inversée. Un objet peut être décomposé et représenté sur la toile sous différentes facettes.

Illustrations, ballets, films et revues

En 1918, il illustre le livre de Blaise Cendrars, la fin du monde. Il se marie avec Jeanne Lohy, en 1919. Léger réalise aussi des décors et costumes de films et de ballets. De plus, Fernand Léger réalise des films et participe à la revue l’Esprit nouveau. Cette revue est consacrée à l’esthétisme dans les domaines de l’architecture, la peinture et la littérature.

Fernand Léger, oeuvres au Musée Guggenheim

Fernand Léger, Les Hommes dans la Ville 1919 

Les couleurs des oeuvres de Fernand Léger tiennent une place prépondérante. Dans Les hommes dans la ville, les formes allongées, rondes, longilignes et pleines se mélangent harmonieusement. Les figures simples et variées ont aussi leur importance. Fernand Léger utilise la couleur brute, pas de mélange de plusieurs couleurs.

Fernand Léger, Étude de Nu, Fin 1912 -début 1913

Avant 1912, il avait déjà peint plusieurs toiles de nus avec uniquement un personnage souvent une femme avec juste le contour, mais ici tout est déformé.

14 – René Magritte

René Magritte est né le 21 novembre 1898 à Lessines en Belgique et il est mort le 15 août 1967 à Bruxelles. C’est un peintre surréaliste belge. En 1910, il suit un cours de peinture dans l’atelier de Félicien Defoin artiste. Il s’intéresse particulièrement aux aventures de Buffalo Bill, des Pieds nickelés… Fantômas. De plus, la même année, il découvre le cinéma, il s’intéresse aux affiches des films et aux publicités, ainsi qu’à la photographie.

1913-1920

Il avait 13 ans, en 1913, lorsque sa mère se suicide, suite aux nombreuses infidélités de son mari. En 1915, Magritte réalise une première peinture de plus d’un mètre cinquante sur près de deux mètres. Cette même année, il abandonne ses études et il s’inscrit à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles;

Après 1920

Déjà en 1920, à Bruxelles, il expose pour la première fois au Centre d’Art et en 1927, première exposition personnelle à la galerie Le Centaure.
Ensuite, il rejoint les artistes surréalistes à Paris puis en 1928, Magritte participe à l’Exposition surréaliste à la Galerie Goemans à Paris et les années suivantes de nombreuses expositions ont lieu à New York, Houston, Bruxelles, Londres, Paris et Genéve… Le succès de Magritte grandit lentement au cours des années 50. Magritte meurt le 15 août 1967 à Bruxelles, peu après l’ouverture d’une grande exposition qui lui est consacrée au Musée Boymans-van Beuningen à Rotterdam.

René Magritte, oeuvres au Musée Guggenheim

René Magritte Empire de la Lumière 1953-1954

ll existe plusieurs versions de ce tableau, c’est une scène nocturne avec un ciel bleu pastel, comprenant de nombreux nuages. Le ciel du haut du tableau est lumineux en contraste avec la scène du bas qui se déroule dans l’obscurité de la nuit. En regardant ce tableau de Magritte, on peut être perturbé par la présence de l’obscurité et la troublante luminosité. A partir de 1925, Magritte participe au mouvement surréaliste et Empire de la Lumière est un témoin de ce courant. Ce tableau a inspiré le cinéma (une scène du film L’Exorciste de 1973) et la littérature (La Maison des lumières, de Didier van Cauwelaert).

René Magritte, La Voix de l’espace, 1931

Il existe quatre versions de cette œuvre.
Dans la voix de l’espace, les trois formes flottantes dans le ciel semblent être inspirées des cloches aux colliers des chevaux, elles prennent la moitié de l’espace sur la toile.
En bas du tableau, le paysage représente une prairie.
Tout ce que nous voyons cache autre chose, nous voulons toujours voir ce qui est caché par ce que nous voyons, citation de Magritte. 

15 – André Masson

André Masson est né le 4 janvier 1896 à Balagny-sur-Thérain (Oise) et il est mort le 28 octobre 1987 à Paris. C’est un peintre, graveur, illustrateur et décorateur de théâtre français.

Première Guerre mondiale

Lors de la Première Guerre mondiale, André Masson est grièvement blessé à la poitrine. Ses oeuvres des années 1920 semblent influencées par cet épisode de la guerre. De 1920 à 1945, il participe à l’essor du surréalisme.

Le dessin automatique

Masson est célèbre grâce à ses dessins et ses peintures automatiques. Il est considéré comme le précurseur de cette méthode qui est un moyen d’exprimer le subconscient. Dans le dessin automatique, la main se déplace au hasard. Ni la conscience, ni la volonté n’interviennent dans l’écriture automatique. Par la suite, cette technique est appliquée à la peinture, par exemple dans la peinture de Miro, Salvador Dalí, André Breton, etc. Même Picasso l’utilise dans les années 1960.

Expo et ballets russes

Il exécute aussi des peintures sur sable et illustre des livres. En 1925, il expose pour la première fois à la Galerie Pierre à Paris. De plus, il conçoit notamment des décors pour les Ballets russes puis pour le théatre, l’opéra et le ballet.

New-York, Paris

En 1936, il quitte Paris pour New Preston aux États-Unis et en 1941, il expose au Baltimore Museum of Art, mais aussi Musée Peggy Guggenheim à New York. Puis, en 1945, il rentre en France, il peint des paysages, des oeuvres abstraites. Il décore le palais de l’Odéon. En 1976, une grande rétrospective a lieu au Museum of Modem Art de New York.

André Masson, oeuvres au Musée Guggenheim

André Masson L‘Armure, avril 1925

A travers ce tableau, Masson s’est servi de deux styles, la gamme chromatique pour le cubisme, et notamment l’érotisme pour le surréalisme.

Le corps est sans bras, le buste est prédominant dans cette toile premièrement parce qu’il est au milieu, mais aussi à cause du contraste de sa couleur avec celle foncée qui encadre l’oeuve.

En haut à droite du tableau, un sein pointu est protégé par une armure et donc inaccessible.

16 – Joan Miro

Joan Miro Ferra est né à Barcelone le 20 avril 1893 et il est mort à Palma de Majorque le 25 décembre 1983. C’est un peintre, sculpteur, graveur et céramiste catalan. Il est l’un des principaux représentants du mouvement surréaliste.

1901-1924

Dans les premiers dessins de Miro, on note l’influence de Modest Urgell, son professeur. Jusqu’à la fin de sa vie, Miro lui témoigne sa reconnaissance en ajoutant la mention en souvenir de Modest Urgell sur plusieurs de ces derniers dessins. 
Ensuite, Miro découvre la peinture moderne et devient très actif dans les activités du mouvement Dada

La première exposition parisienne, en 1921, sonne la fin de sa période réaliste.

Entre 1924-1936 

Il rejoint le groupe surréaliste, en 1924. Dès lors, il expérimente et notamment la lithographie, en 1929. Au début des années 30, il réalise des compositions sculpturales surréalistes avec rajouts de pierres qu’il peint, mais aussi des objets. En 1932, il réalise la décoration, les vêtements et divers objets pour le ballet Jeux d’enfants de Léonide Massine. Miró réalise ses premières estampes en 1933.

Après 1936

En 1936, il fuit la guerre civile qui sévit en Espagne. Miro écrit un petit texte poétique sur la toile Carnaval d’Arlequin, en 1938.
Le Museum of Modern Art de New York met en place une importante rétrospective de son travail, en 1941. Miro commence à travailler sur la céramique et sur les estampes.
Par la suite, il réalise des décorations murales, reprend la peinture et dans les années  60, il se consacre à la sculpture. Durant les années 70, de nombreuses rétrospectives sur Miro sont organisées, notamment le Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, en 1978.  Plus de cinq cents oeuvres sont exposées. Miro est décédé le 25 décembre 1983 à Palma de Majorque.

Joan Miro, oeuvres au Musée Guggenheim

 Peinture 1925

Miro, Intérieur néerlandais II, 1928

Cette huile représente des enfants qui jouent avec un chat. Pour la réaliser, l’artiste s’est inspiré des Enfants apprenant la danse à un chat de Jan Steen.
Les formes humaines sont démesurément grandes et les formes animales sont, quant à elle, infiniment petites. Le but de Miro est de mettre en avant et de privilégier la vie et le mouvement.

Joan Miro, Femme Assise II 1939

Ce tableau, La femme assise II est de style expressionniste et date de 1939. La figure humaine devient une créature inhumaine. Ses yeux sont exorbités, ses dents acérées, de plus sa langue n’est pas humaine, mais animale et son cou est celui d’une girafe. C’est un corps de femme, certes, mais qui possède une bouteille en lieu et place d’un sein. Elle porte aussi un pendentif autour du cou. Mais on remarque son corps difforme et ses épaules carrées. Sur la toile, la nature est présente avec les étoiles, la lune dans le ciel, les oiseaux sont dans l’air, etc. Pour les experts, cette toile représente ce que Miro a vu durant la guerre civile espagnole, juste avant de s’enfuir.

17 – Pablo Picasso

Pablo Ruiz Picasso est né le 25 octobre 1881 à Malaga en Espagne et il est mort le 8 avril 1973 à Mougins. C’est un artiste peintre, dessinateur, sculpteur et graveur espagnol.

Pablo Picasso, oeuvres au Musée Guggenheim

Picasso, Le poète 1911

Les formes géométriques avec des lignes et des courbes représentent une forme humaine qui n’est autre que le poète. Cette oeuvre de Picasso est donc une peinture abstraite.

Pipe, Verre, Bouteille de Vieux Marc 1914

Pablo Picasso, L’atelier 1928

L’atelier représente un buste sculpté, à gauche, et un portrait peint en pied, à droite.
Dans ce tabeau, le buste possède trois yeux, cela peut refléter l’identification personnelle de Picasso. 

Le rêve et le mensonge de Franco 1937

Autre tableau Le rêve et le mensonge de Franco 1937

Pablo Picasso, La baignade ou encore Sur la plage 1937

Les deux baigneuses, bizarrement constituées, jouent avec un bateau. Quant au paysage, il est divisé en trois bandes de couleurs différentes pour les trois éléments qui sont : la plage, la mer et le ciel.

On se demande bien quelle est la volonté du troisième personnage, son regard est-il bienveillant ou malveillant ? 

Portrait mi-long d’un homme en maillot rayé 1939

18 – Man Ray

Man Ray, de son vrai nom Emmanuel Radnitsky, est né le 27 aout 1890 à Philadelphie. Il expose pour la première fois en 1915 dans la galerie Daniel à New York. Dès lors, il devient célèbre. En 1916, avec son ami Marcel Duchamp et Walter Arensberg, ils créent The Society of Independent Artists, la Société des Artistes Indépendants. Ensuite, en 1920, avec Marcel Duchamp, Henry Hudson, Andrew McLaren et Katherine Dreier, il forme la Société Anonyme.
Il déménage pour Paris et expose ses créations personnelles, en 1921. Avec Jean Arp, Giorgio de Chirico, Max Ernst, André Masson, Joan Miró et Pablo Picasso, première exposition surréaliste à la Galerie Pierre à Paris en 1925.

Après 1935

Man Ray réalise aussi des films, collabore avec Paul Éluard sur les livres Facile en 1935 et Les Mains libres en 1937.
De 1940 à 1951, il retourne aux États-Unis. En 1951, il revient à Paris avec une exposition à la Galerie Berggruen.
Il expose sa production personnelle à l’Institute of Contemporary Arts de Londres, en 1953. Puis en 1963, son autobiographie Self Portrait est publié. 125 de ses oeuvres photographiques sont présentées au Metropolitan Museum of Art de New York, en 1969. Le 18 novembre 1976, Man Ray décède à Paris.

La solarisation

A noter qu’aux côtés de son assistante Lee Miller, il a découvert le procédé dit de solarisation (dans les années 30). Voici l’événement raconté par Lee Miller : Quelque chose m’effleura la jambe, je criai et rallumai brusquement la lumière. Je ne découvris pas ce que c’était, une souris peut-être, mais je réalisai que le film avait été exposé. Dans le bac de révélateur se trouvaient une dizaine de négatifs développés d’un nu sur fond noir. Man Ray les attrapa, les plongea dans le bac d’hyposulfite et regarda. La partie non exposée du négatif, le fond noir, avait sous l’effet de la lumière été modifié jusqu’au bord du corps nu et blanc.
Mais, en fait, il apparait que l’effet, date de 1862 et se nomme aussi effet Sabatier. Alors pour être juste, il est possible d’affirmer que Man Ray a vulgarisé ce phénomène et l’a donc fait connaître.

Man Ray, oeuvres au Musée Guggenheim

Ray, Silhouette 1916

Man Ray, Silhouette 1916

Il représente une seule danseuse dans trois positions différentes. Dans ce tableau, la musique est présente par les lignes horizontales en bas du tableau, mais aussi par la volute d’un lutrin tout à fait en bas à droite. En regardant ce tableau, on a vraiment l’impression que la danseuse bouge au son de la musique. Ces mouvements sont accentués surtout par la position des bras et des jambes qui donnent l’impression, non pas d’un tableau figé, mais d’une oeuvre plutôt dynamique.

Sans titre, Untitled 1923

Peggy Guggenheim 1925

Sans titre, Untitled 1927

19 – Yves Tanguy

Yves Tanguy est né le 5 janvier 1900 à Paris et il est mort le 15 janvier 1955 à Woodbury aux États-Unis. Au lycée, il rencontre Pierre Matisse, et en 1920, le poète Jacques Prévert, qui seront ses amis. En 1922, il commence à dessiner et très vite, il décide de devenir peintre. Yves Tanguy s’installe dans une maison avec Prévert et Marcel Duhamel. D’autres surréalistes leur rendent aussi visite. André Breton l’accueille dans le groupe surréaliste

Après 1927

Première exposition personnelle à la Galerie Surréaliste à Paris, en 1927.
Exposition collective avec Jean Arp, Max Ernst, André Masson, Joan Miró, Pablo Picasso et d’autres à la Galerie au Sacre du Printemps, en 1928. Puis en 1930, beaucoup d’autres expos à New York, Bruxelles, Paris et Londres, etc. A partir de 1939, il voyage aux Etats-Unis avec Kay Sage et se marie avec elle. Ensemble, ils s’installent dans le Connecticut et Tanguy devient citoyen américain. Puis, il continue à exposer à Paris, New-York, Rome et Milan. Il décède le 18 janvier 1955 à Woodbury.

Yves Tanguy, oeuvres au Musée Guggenheim

Yves Tanguy, Palais du Promontoire, 1931

Cette oeuvre appartient à une série nommées coulées. Elles font suite à la visite du peintre, à Tunis en 1930. Le paysage africain a impressionné Tanguy et cela se reflète dans Palais du Promontoire.
Ici, Yves Tanguy a peint des fortifications qui ondulent, des formes bizarres, un cadran solaire… Cette vision ou plutôt ce cauchemar laisse transparaître le surréalisme de cette peinture.

Yves Tanguy, Le soleil dans son écrin 1937

Dans ce tableau, on note une graduation continue des couleurs. Il n’y a pas de ligne d’horizon

Sans titre 1938

Autre Sans titre 1938

Boucles d’oreilles pour Peggy

Dans un lieu indéterminé 1941

20 – John Tunnard

John Samuel Tunnard est né le 7 mai 1900 et il est mort le 12 décembre 1971. C’est un designer et peintre moderniste anglais. A partir de 1919 et jusqu’en 1923, il étudie le design, au Royal College of Art. Pendant le début des années 1920, il travaille dans le design textile à Manchester. Ce n’est qu’en 1928, qu’il travaille sérieusement la peinture. En 1929, il enseigne le design à la Central School of Arts and Crafts à Londres.

Après 1931

En 1931, il expose à la Royal Academy et au London Group deux institutions de Londres. Pendant la guerre, il devient objecteur de conscience. Il enseigne de 1945 à 1965, et en 1960, il expose à nouveau à la Royal Academy.
John Tunnard commence par peindre des paysages, des scènes marines et des natures mortes. Influencé par Joan Miró et Paul Klee, il peint des oeuvres abstraites et entre dans le mouvement surréaliste britannique. En 1938, il expose à la galerie Guggenheim.

John Tunnard, oeuvres au Musée Guggenheim

Tunnard, Psi 1938

John Tunnard, Psi 1938

Psi est la vingt-troisième lettre de l’alphabet grec. En mécanique quantique, elle désigne la position temporelle de la particule d’onde. Elle apparaît ici trois fois. A gauche du tableau sur fond noir, au milieu… et une troisième fois à droite en bleu. On aperçoit aussi des notes de musique, peut-être pour nous rappeler que John Tunnard était batteur dans un groupe de jazz. 

John Tunnard, Pi printemps 1941

Pi, appelé parfois constante d’Archimède, est un nombre représenté par la lettre grecque du même nom en minuscule π.  On peut également le définir comme le rapport de l’aire d’un disque au carré de son rayon. Sa valeur approchée est 3,14.
De nombreuses formules de physique, d’ingénierie et bien sûr de mathématiques, impliquent π, qui est une des constantes les plus importantes des mathématiques.
Jétais heureuse de penser que j’avais découvert un génie a écrit Peggy Guggenheim dans son autobiographie. 

21 – Andy Warhol

Andy Warhol de son vrai nom Andrew Warhola, est né le 6 août 1928, à Pittsburgh et il est décédé le 22 février 1987 à New York. Il obtient un Bachelor of Fine Arts c’est-à-dire le Baccalauréat en Beaux-Arts du Carnegie Institute of Technology de Pittsburgh en 1949.
La même année, il s’installe à New York, et il connaît le succès, considéré comme un artiste commercial, mais aussi en qualité d’illustrateur. Pendant les années 1950, il travaille comme dessinateur publicitaire pour Glamour puis Vogue, etc.  

De 1952 à 60

En 1952, la Hugo Gallery de New York présente la première exposition personnelle de Warhol. Il va aussi créer des costumes pour le théâtre. Puis, il fait un tour du monde, il remporte aussi plusieurs prix.

Au début des années 1960, Warhol peint des personnages de BD et des images publicitaires.
En 1962, il commence à utiliser la sérigraphie. Il répète ou réplique un objet comme les bouteilles de Coca-Cola et les boîtes de soupe, mais aussi les célébrités comme Marylin Monroe, etc. Depuis de nombreux musées partout dans le monde, on expose les oeuvres d’Andy Warhol. 
A partir du milieu des années 1960, dans son studio new-yorkais, il réalise des films comme dans Sleep and Eat.

Après 1970

Il réalise des portraits de très grande taille comme celui de Mao Tsé-tong, puis d’autres sur commandes, etc.

Andy Warhol, Fleurs 1964

En 1975, publication La Philosophie d’Andy Warhol De A à B et Retour, livre autobiographie écrit par l’artiste. 

Il décéde le 22 février 1987 à New York.

Andy Warhol, oeuvres au Musée Guggenheim

Andy Warhol, Fleurs 1964

Flowers, Fleurs 1964 correspond à une série de 300 sérigraphies exposées en 1964.

Cette oeuvre Fleurs 1964 représente des fleurs d’hibiscus sur un fond herbeux.

En résumé 

ATTENTION

Certaines oeuvres sont présentes à un moment et à un endroit donné, puis enlévées et remplacées par d’autres. Et donc, à chaque visite, vous pouvez découvrir des oeuvres non présentes lors d’une visite précédente. De plus, le Musée Peggy Guggenheim offre des expositions non permanentes. 

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Infos pratiques du musée Guggenheim à Venise

Musée Peggy Guggenheim, Palais Venier dei Leoni
701 Dorsoduro
30123 Venise

Arrêt vaporetto : Accademia (ou Salute)
Ouvert de 10h à 18h et fermé le mardi et le 25 décembre.

Le Musée Peggy Guggenheim fait partie du Dorsoduro Museum Mile.


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