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Sagesse de Venise, par Jean-Marc Foulquier


Le livre Sagesse de Venise, par Jean-Marc Foulquier, paraîtra fin avril/début mai 2023. Je vous livre ici la couverture et la 4e de couverture. Agrémenté d’un large extrait.

Sagesse de Venise

Sagesse de Venise, disponible dans toutes les bonnes librairies bientôt, à la Fnac, Amazon et chez l’éditeur, les éditions Maïa.

Sagesse de Venise, par Jean-Marc Foulquier

 

Un large extrait pour vous

Le paysage ici se renouvelle sans cesse. Aucun élément n’est définitif. L’île avec son dôme et son campanile n’est jamais la même, en fonction de la lumière du jour et du soleil qui jouent lascivement sur ses courbes. Derrière l’église de la Salute, pardon Santa Maria de la Salute, les couchers de soleil sont splendides. Ici, l’indoradore céleste illumine Venise à la feuille d’or. Il existait beaucoup d’indoradore, de doreurs, à Venise, mais celui-ci est le plus habile, le plus grandiose et le plus pérenne.
Le Palais des doges aussi se pare successivement de gris avant l’aube, puis de jaune, de rose dans la journée puis d’orange en fin d’après-midi, avant de passer ses vêtements de nuit.
Sans parler de l’eau changeante qui peut être grise, verte, bleue, rose orangée et noire.
Elle aimait cette Venise qui se renouvelait sans cesse, cette « Venise, Venise, sans cesse recommencée », comme aurait pu écrire Paul Valéry.
Autant la perspective se montrait large et idyllique vers le bassin de Saint Marc, autant les ruelles intérieures se refermaient, parfois étroites et sombres, avec pour seul étendard, le linge pendu aux cordes en travers des rues.
C’est le grand mystère de cette ville énigmatique d’être à la fois flétrie et renaissante. On a là tout à la fois, devant nous, l’intemporalité molle de l’eau, l’infini du temps qui passe sur Venise. Et dans les petites ruelles, derrière, où l’horizon se referme, on déplore l’enduit décrépi des murs, la puissance fragile de la pierre.
Venise, c’est à la fois un immense et splendide salon ouvert sur la lagune et le petit appartement d’un vieux noble désargenté, où la maladie des pierres et des enduits délités laissent une sensation de fin du monde.
C’est cette ambivalence qui attire le visiteur, l’amoureux de Venise. Parvenir à se rapprocher si près de la plénitude, d’un éden à portée de main… et ressentir qu’il nous échappe parce qu’une partie fuit, vieillit et tend à disparaître. A Venise, nous sommes tous des Adam et Eve chassés du paradis.
On ne peut que regretter d’en être si proche et si loin. On s’y résigne puisque le temps qui passe est le seul immortel de l’univers.


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